Conseil Municipal du 15 mai 2012 : le maintien d'un adjoint contre l'avis du maire ...
Quand on vous dit qu'il se passe toujours quelque chose au Conseil Municipal de Lorgues ... La tradition s'est maintenue hier
soir.
Un conseil qui avait été fait sur mesure pour "virer" un adjoint, Monsieur Dominique Perrin. Chou blanc pour le
maire.
M. Perrin est depuis quelque temps en délicatesse avec le maire. Bien qu'adjoint, il a voté à deux reprises contre des budgets proposés par ce dernier (budget supplémentaire en décembre 2011 et budget primitif en mars 2012). Il n'en a pas fallu plus pour que le maire le mette sur la touche ce qui a amené M. Perrin à rendre sa délégation au maire. Il est donc adjoint sans délégation (et sans indemnité soit dit en passant) mais il souhaite garder un oeil sur la politique menée par le maire et tenter autant que faire se peut de limiter les dégâts.
Ceci n'est évidemment pas du goût de ce dernier qui préfère avoir les coudées franches et ne pas avoir à rendre compte à une personne critique et qui n'hésite pas à dire son avis, fut-il contraire à celui de la "bien-pensance" du petit clan qui entoure le premier magistrat.
Hier soir, donc, le maire a proposé au Conseil Municipal de révoquer M. Perrin. Le résultat ne s'est pas fait attendre : 14 voix pour
le maintien de M.Perrin, 14 voix contre et 1 bulletin blanc.
Chou blanc pour le maire qui a vu sa manoeuvre contrariée.
L'opposition s'est en effet décidée à voter pour le maintien de M. Perrin pour deux raisons :
- Le fait de vouloir clouer quelqu'un au pilori de cette façon, en séance publique, avait quelque chose d'obscène, que cela concerne
un membre de la majorité (ou ex-majorité) ou qui que ce soit d'autre
- Si M. Perrin avait été démis de ses fonctions, le risque était grand que le maire ne propose à l'avenir comme adjoint quelqu'un de moins humaniste et moins critique à son égard que M. Perrin. A tout prendre, mieux vaut pour Lorgues celui-ci qu'un n-ième flatteur sans consistance et sans personnalité.
Hier soir, ce sont donc 13 conseillers de la majorité du maire qui l'ont suivi dans son entreprise de "dégradation" d'un adjoint puisque 14 personnes ont voté contre le maintien de M. Perrin. Manquaient donc 8 voix de son camp à l'appel !
Election d'un nouvel adjoint à la sécurité :
Il y avait encore un huitième poste d'adjoint disponible (pas besoin donc de "virer" M. Perrin ...). Le maire a proposé la
candidadure de M. Menet, l'opposition celle de Jacques Rebière.
M. Menet a été élu par 15 voix seulement contre 11 voix à Jacques Rebière et 3 bulletins blancs.
Là encore, la majorité municipale a montré qu'elle avait de plomb dans l'aile : manquaient 7 voix à M. Menet pour faire le plein des voix...
Le fait que ces turbulences interviennent après que 4 adjointes aient déjà démissionné de leur poste d'adjointe et même pour 2 d'entre elles du conseil pose la question de la légitimité du maire. Ne devrait-il pas donner sa démission et se représenter au vote du conseil ? Mais sans doute craint-il que ce vote de confiance ne lui soit défavorable... puisqu'il a exclus hier soir de le faire.
Raskazé Vorony
P.S. A venir un article sur le point 3 de l'ordre du jour : les indemnités du maire, des adjoints et des conseillers municipaux délégués.
Anne-Marie Carré 16/05/2012