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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 14:17

 Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, vient d'exprimer sur France Inter la détermination du gouvernement à interdire l’exploitation du gaz de schiste en France telle qu'elle se pratique actuellement.

 

Mise à jour de cet article : voir en bas de page la réponse que nous avons reçue de M. Couve, député du Var.

 

Ceci répond en partie à nos interrogations précédentes (Voir :  33 – Gaz de schiste : cacophonie ou sauve-qui-peut général ou …chez les politiques ? )


Une première bataille gagnée, un grand ouf de soulagement !

Mais restons vigilants ; elle a indiqué que si une exploitation propre des gaz de schiste était possible, il faudrait le prendre en considération. Méfions-nous donc des arguments à venir des entreprises qui tenteront de prouver qu’en Europe on fait mieux qu’en Amérique (voir : 30 - Gaz de Schiste : Gasland, c'est aussi en Allemagne !)

 

En attendant, nous tenons à remercier tout particulièrement Josette Pons, député du Var, qui a été une des premières (sinon la première, à vérifier) à interpeler l’Assemblée Nationale à ce sujet. Merci Madame et nous comptons sur vous pour rester vigilante sur ce dossier.

 

Nous remercions également M. Vitel, autre député du Var, cosignataire du projet de loi « Jacob ».

 

 

Nous remercions aussi Messieurs Falco, ancien ministre, et Lanfranchi, Président du Conseil général, pour leur lettre au Préfet du Var (Voir : Gaz de schiste : les élus du Var continuent à s'exprimer )

 

 

Nous remercions Barthélémy Mariani, conseiller général, pour son projet de motion du Conseil Général, dès janvier, et pour sa prise de position extrêmement claire pendant la campagne électorale des cantonales 2011.

 

Nous remercions aussi M. Audibert-Troin, président de la Cad, qui a exprimé son intention de faire voter une motion au conseil communautaire.

 

Nous ne pouvons malheureusement remercier M. Couve, notre député, qui fut formidablement absent du débat et qui n’a pas répondu à notre mail ni à aucune autre sollicitation citoyenne à notre connaissance. (Voir : Ma lettre à Monsieur COUVE, député du Var )

 

Nous regrettons aussi de ne pouvoir remercier M. Alemagna, maire de Lorgues, qui a refusé lors du dernier conseil municipal tout vote sur le sujet. (Voir : Gaz de schiste : des élus unanimes, une seule exception ... )

 

Brigitte Grivet

 

Monsieur Jean-Michel Couve a répondu hier soir, 8 avril, à notre courrier précédent. Nous reproduisons ici son message (inquiétant - des autorisations auraient été accordées pour le Var ?) et notre propre commentaire

 

Chère Madame,
J'ai bien reçu votre courrier me faisant part de votre inquiétude en ce qui concerne les projets d’exploration des gaz de schiste qui a particulièrement pris corps à partir du moment où des autorisations  ont été accordées, en particulier dans le Var.
Je tiens à vous assurer qu’en l’état des informations dont nous disposons concernant les désastres écologiques constatés par les techniques employées en Amérique du Nord, je suis, comme beaucoup de mes collègues, opposé à la poursuite de cette démarche au plan national.
A cet égard, je viens de cosigner une proposition de loi du président de notre groupe parlementaire UMP, Christian Jacob, concernant l’abrogation des permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures non conventionnels et d’interdire leur exploration et leur exploitation sur le territoire national.
 Nous interviendrons avec détermination pour qu’une telle menace ne soit pas mise à exécution.
Je vous prie de croire, chère Madame, à l'expression de mes salutations les meilleures.
 
 Jean-Michel COUVE

 

Merci à Monsieur le Député pour cette réponse parvenue le 8 avril au soir.

Nous ne savions pas que des autorisations avaient déjà été accordées dans le Var. Merci de nous en dire plus si vous avez de telles informations

Sincères salutations

Brigitte Grivet

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Published by Veille Citoyenne Veille citoyenne - dans GAZ DE SCHISTE en Provence et ailleurs
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commentaires

pratclif 12/04/2011 14:39


ce n'est vraiment pas la même chose! voyez les dégâts de surface des strip mines aux US, des exploitations de lignite au Texas en Allemagne de l'Est ou des schistes bitumineux de l'Alberta au
Canada; franchement si on pouvait n'extraire que du gaz en n'extrayant rien d'autre ce serait formidable non? resterait la question du CO2 et ce ne serait qu'un répit avant la fin des énergies
fossiles.... l'essence à 2€/litre et plus va nous en donner un avant goût!


pratclif 12/04/2011 11:47


Je crois en effet qu'il faudrait une exploration à maille plus serrée; j'imagine, car nous ne savons pas comment les géologues exploitants procèdent; il n'y a pas lieu de publier cela sur internet
car c'est trop spécifique. Dans le charbon aux US les couches sont plates et s'étendent sur de grandes surfaces qu'on a reconnues par quelques sondages pour s'assurer de la continuité de la
couche... les gisements sont aussi souvent mono couches comme en Colorado ou en Utah. Une fois qu'on est dedans par des travaux souterrains puits ou accès par galerie depuis un coteau au jour, on
implante les chantiers d'exploitation et on fait en même temps des travaux de recherche par galeries, tous de sonde, orientés par les tous de sonde faits à la surface. Je crois que dans le cas des
couches de schistes, une fois qu'on a trouvé le site où implanter un premier forage d'exploitation avec certitude de succès - c'est un site caractérisé par une teneur en gaz élevée avec
transformation isotopique du C12 en C13 plus de l'éthane, butane, propane, témoins d'une évolution avancée de la méthanisation biogénique (cf. la conférence de John Curtis du Colorado School of
mines)... on s'étend dans la couche de proche en proche c'est à dire qu'on décide où sera le prochain trou... "prochain" soit augmenter la production à injecter dans le réseau, soit pour remplacer
un trou qui sera épuisé. Je ne vois pas comment faire autrement. Cela ressemble en effet au cas du charbon. Sauf que dans ce cas, on n'extrait que du gaz qui migre à la surface par le forage créé
sans extraire de matière solide. C'est infiniment mieux que d'extraire des lignites comme en Allemagne de l'Est (Laubag) ou au Texas, ou des schistes bitumineux comme en Alberta au Canada. Là le
prix environnemental est énorme. J'ai travaillé un temps pour la BEI pour la relance et la modernisation des mines à ciel ouvert de lignite en Allemagne de l'Est; la BEI a refusé de financer à
cause des dégâts environnementaux.


Veille citoyenne 12/04/2011 13:51



Heureusement qu'il y a parfois des garde-fous !


Et si c'était aussi le cas avec les réactions méfiantes vis-à-vis des gaz ou huiles de schise ?


BG



pratclif 12/04/2011 10:24


Vous dites cela parce que vous ne savez pas la différence entre l'exploration et l'exploitation. Il y a une différence énorme de l'exploration sur une large zone où l'on part presque de zéro et
une
zone réduite où l'on fera de l'exploitation. Prenons l'exemple de la zone Brignoles (permis demandé par la société Shuepbach mais non accordé). Indépendamment de la situation actuelle et des
décisions du gouvernement comment se passe le choix de la zone? Pour définir une zone d'exploration demandée par demandeur, l'État (ministère de l'industrie et de l'écologie je suppose) aidé de
ses
conseillers le BRGM en l'occurence, travaillent ensemble pour délimiter la zone susceptible de contenir les matières minérales recherchées, sur la base des connaissances géologiques acquises
qui
constituent l'inventaire minier - cartes, coupes, monographies, connaissances du terrain par les travaux d'infrastructures, carrières et exploitations minières anciennes... et en excluant les
zones
non susceptibles d'en contenir (ici les Maures et l'Esterel cristallines au Sud du Var).

En cas d'accord une convention est signée, la concession est généralement de 3 ans avec obligation de réaliser un programme de travaux bien défini. L'exploration dans le cas de schistes
contenant
du gaz est sans doute une des plus difficiles car il s'agit de gisements cachés à grande profondeur. La chance de trouver quelque part dans la zone un gîte extraordinaire qui aurait échappé aux
générations précédentes est très faible mains non nulle.

Quels sont les indices: ce sont l'existance de gisements houillers précédemment exploités en Provence ouest (Graissesac, Fuveau, Gardanne), associés aux formations sédimentaires et à la
connaissance géologiques des conditions d'alimentation des bassins en matières organiques. Le concessionnaire doit viser des formations très profondes où la pression et la température ont permis
la
méthanisation biogénique des matières carbonées. Il travaille d'abord à très grand maille avec des essais géophysiques et géochimiques, et quelques sondages carrottés, description de tous les
terrains traversés et prélèvements d'échantilons de gaz s'il en trouve. Ce n'est que si les résultats de cette campagne à grande maille l'encouragent à poursuivre, que le concessionnaire réduit
sa
maille sur une superficie réduite délimitée en fonction des résultats. Ceci amène le concessionnaire à demander l'extension du permis pour continer ses recherches... Là encore cela se fait par
une
étude conjointe avec l'État et ses conseillers spécialisés. Au cours des 3 années suivantes, le concessionnaire va tenter de caractériser une zone cible réduite sélectionnée au sein de la zone
d'exploration large. Cette 2è phase d'exploration peut être suivie d'une 3è. Le processus nécessaire d'exploration peut durer 10-20 ans avant d'en arriver à un projet d'exploitation viable.
C'est
d'autant plus le cas ici que nous sommes en présence de gisements cachés et diffus à la différence des poches réservoirs de pétrole et de gaz.


Veille citoyenne 12/04/2011 10:46



Justement, des gisements diffus qui nécessiteront peut-être une exploration à maille plus resserrée que pour des explorations de gisements conventionnels ?


BG



pratclif 10/04/2011 12:08


J'apprécie cette publication de données de l'EIA. On connaît depuis 1821 à Fredonia état de New York, l'utilisation de gaz de schiste. Mais avec l'exploitation de ressources concentrées de charbon
puis de pétrole et de gaz il n'était pas justifié d'extraire du gaz diffus dans des schistes à des teneurs aussi faibles; de plus on n'avait pas la technique pour l'extraire de manière viable et
économique. C'est l'épuisement progressif des réserves de gaz conventionnel aux États-Unis qui a conduit à développer l'extraction de gaz de schistes, ce qui est permis par des progrès techniques
en matière de forages pétroliers dirigés, et la possibilité d'accroître la perméabilité des roches par fracturation hydraulique à très haute pression.

L'expérience très récente aux États-Unis a relancé les connaissances géologiques en matière de gisements sédimentaires et les modes de déposition des matières organiques aux cours des ères
géologiques. Tout indique que les dépôts de matières carbonées transformées en gaz par méthanisation biogénique sont énormes en volume, cad plusieurs fois les réserves conventionnelles les plus
concentrées et les plus faciles d'accès. Mais on n'a jamais considéré ces dépôts comme des ressources. Avec les progrès techniques fulgurants des dernières décennies, on peut maintenant les
considérer comme des ressources et une partie de celles-ci comme des réserves, c'est à dire des quantités économiquement exploitables.

Mais à ces notions techniques et économiques s'ajoutent aujourd'hui des considérations écologiques auxquels les populations sont attachées. On ne peut plus exploiter des réserves minières sans en
tenir compte. Tout cela interfère désormais avec l'écologie, l'environnement, la perception de la qualité de vie, le productivisme et le consumérisme. Le Var dit non au gaz de schiste a rapport
avec tout cela. Cela ne doit pas nous empêcher d'approfondir nos connaissances dans ce domaine.


Veille citoyenne 11/04/2011 21:32



Approfondir nos connaissances est une chose, explorer et exploiter sans limite en est une autre !!!



whynot 09/04/2011 10:03


qui encore aujourd'hui peut s'exonérer des conséquences d'un tel chantier - ouverture et explorations comprises-
qui peut encore aujourd'hui ne pas signer la pétition invitant les politiques à renier purement et simplement les projets d'en bas jusqu'en haut de l'Elysée les voix se sont faites entendre.
Alors pour ceux qui n'auraient pas compris, je peux donner des cours de lecture , de "gramme Hair" ou de mathématiques des fluides
Whynot


Veille citoyenne 09/04/2011 11:43



Merci pour ces propositions de cours ...



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